A l'aquarelle, deux vaches à très longues cornes en forme de lyre. Leur robe est rousse. Sur la gauche, la vache est de profil. Sur la droite, elle est de dos

Etape 41

  • 22 octobre
  • 22,5 km
  • Fonfría – San-Mamede

Enfin, le soleil ! Au départ de Fonfría, à 1250 m, il gèle à peine. Au fil de la descente et du lever du jour, la température remonte. Les odeurs, endormies par le mauvais temps, explosent. Des senteurs de pins sur les hauteurs, puis d’humus en sous bois, un vrai régal pour mes sens qui sont en alerte. Plus bas, dans la plaine, le Chemin serpente entre des murets ou à flancs de coteaux. Une nouvelle fois, j’ai la sensation de retrouver mes racines, celles du Béarn mais en plus rurales. Le tracé traverse des fermes. Certains villages ou hameaux ont leur chaussée en terre battue. Les animaux de basse-cour sont en liberté. Je m’arrête devant une poule. Elle promène ses huit poussins. Je suis sous le charme de la petite famille.

A l'aquarelle, un sentier barré par une simple barrière de bois faite d'une branche d'arbre. A gauche elle est posée sur un muret de pierre. A droite, elle prend appui au pied d'un arbre.
Triacastela (Lugo – Espagne), aquarelle plein air, Cécile Van Espen, A5, papier grain fin, 300 g/m2, 20 octobre 2017

En Galice, il n’y a plus d’effluves de moutons. Une odeur que je retrouve régulièrement depuis Jaca. Pourtant, je croise rarement les troupeaux. Par contre, ils laissent trace de leur passage sur le sol. A Furela, ma route surplombe des parcelles, toutes séparées par des haies ou des murets. En contre-bas, en second plan, des moutons paissent. Je m’installe sur la hauteur pour les poser sur mon carnet.

A l'aquarelle, deux champs se suivent, séparés par un muret de pierres, posées sur la tranche. Le premier champs est vert, fermé sur la gauche par un grillage tenu par des piquets de bois. Derrière, plus loin, un gros arbre au feuillage vert / jaune. Derrière, le second champ à l'herbe jaunie. Derrière, un bois aux feuillages ocre
Furela (Lugo – Espagne), aquarelle plein air, Cécile Van Espen, A5, papier grain fin, 300 g/m2, 20 octobre 2017

 

Soudain, sortant d’un enclos, un berger arrive. Il conduit un troupeau de vaches à longues cornes. Il le fait entrer dans le terrain du premier plan, juste sous mes pieds. Alors je délaisse le croquis des moutons, que j’ai en partie esquissé, pour saisir les vaches avant qu’elles ne repartent. Elles viennent boire. 1/2 h plus tard, deux vaches sont immortalisées. Je reviens à mon premier croquis mais les montons ne m’ont pas attendue. Ils ont disparu. Concentrée sur les vaches, je ne m’en suis même pas aperçue. Alors, je les oublie. je pose les couleurs sur l’esquisse. Je ne reviendrai pas avec une aquarelle de moutons… Si, j’en ai quand même une, celle réalisée à Santa Cilia de Jaca.

A l'aquarelle, deux vaches à très longues cornes en forme de lyre. Leur robe est rousse. Sur la gauche, la vache est de profil. Sur la droite, elle est de dos
Furela (Lugo – Espagne), aquarelle plein air, Cécile Van Espen, A5, papier grain fin, 300 g/m2, 20 octobre 2017

Je fais la dernière escale de la journée à San Mamede do Camiño. Une Allemande, Regina, rencontrée hier à Fonfría, m’en a fait l’éloge alors que ce matin nous faisions une partie de la descente ensemble. Implantée en pleine nature, l’albergue est attirante. Je n’ai aucune difficulté à être conquise par la vue et sa perspective d’autant que la ville qui suit est Sarria. Cette dernière est à 100 km de Santiago. Elle attire foule de pèlerins qui font juste les 100 derniers kilomètres exigés pour avoir la Compostela. Malgré ses fortes recommandations, Regina n’est pas là. Dans le dortoir, je retrouve entre autres : Louisa, Gudrun ainsi que Henri, sans sa maman. Ils n’avancent pas au même rythme… Ce soir, y a également une invasion d’Italiens. Ils sont une bonne douzaine répartis sur 4 groupes…

A l'aquarelle, un paysage légèrement vallonné. Une suite de parcelles se succèdent et se fondent à l'horizon. Elles sont séparées par des haies basses et arborées. Les tonalités sont dans les vert et ocre
San Mamede do Camino (Lugo – Espagne), aquarelle plein air, Cécile Van Espen, A5, papier grain fin, 300 g/m2, 20 octobre 2017
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