A l'aquarelle, sur la gauche, une partie de maison abandonnée et en ruine, recouverte par des végétaux. Derrière une colline dans les tons de rouge.

Etape 38

  • 19 octobre
  • 24,4 km
  • MolinasecaPieros

Il pleut, il pleut… depuis ce matin, le plafond est bas. Je ne peux pas m’arrêter. J’attends de passer devant une petite halle ouverte, au coeur de Camponaraya pour m’installer sur un banc public, à l’abri mais en pleins courants d’air. Mon regard cible une vieille maison à l’abandon, prise en sandwich entre deux bâtiments plus modernes. La pluie redouble. Le froid me fait me lever et partir. Il me faut plus d’une heure pour me réchauffer. Je pénètre dans le vignoble du Bierzo. Tout le paysage est jaune or. Il ne manque que la lumière pour donner de l’éclat.

A l'aquarelle, une vielle maison de ville à un étage, prise en tenaille par deux maisons de ville modernes. Elle a au rez de chaussé une porte de garage en bois rouge, une petite fenêtre sur le côté gauche. A l'étage, deux portes fenêtre de bois bancales donnent sur un balcon de bois vieillot. La toiture est en ardoise et semble recouverte de mousse.
Camponaraya (El Bierzo – Espagne), aquarelle plein air, Cécile Van Espen, A5, papier grain fin, 300 g/m2, 19 octobre 2017

Malgré l’absence de soleil, que le paysage est beau. Il oscille entre des camaïeux de jaune, de rose et de vert pomme. Le tout sur un fond de terre rouge. L’automne réussit à cette région. Une habitante de Camponaraya a conversé quelques moments avec moi. Elle m’a avertie :

– Le vignoble est petit mais splendide. Tu vas voir, il devrait très bien convenir pour ta peinture.

Elle a eu raison de me mettre en alerte. Dès que je peux, qu’il ne pleut plus, je sors mes pinceaux. Malgré ma veille, je n’arrive à faire qu’une aquarelle. Je le regrette !

A l'aquarelle, un vignoble. En premier plan, trois pieds dans les vert / jaune. La terre est ocre rouge. En arrière plan, les rangs de vignes dessinent une colline dans les tons de vert et rose.
Camponaraya (El Bierzo – Espagne), aquarelle plein air, Cécile Van Espen, A5, papier grain fin, 300 g/m2, 19 octobre 2017

A la faveur d’une petite éclaircie je sors de l’auberge où j’ai pris place. Je reste optimiste et je me mets sur les hauteurs de Pieros pour profiter du paysage. Je n’ai pas trop de temps. J’ai à peine posé mon croquis que les premières gouttes se manifestent. Je suis partie sans mon parapluie. Erreur ! Quand j’arrive au refuge, il pleut à verse. Nous sommes une vingtaine, tous entassés. Les dortoirs, comme les lieux de vie sont étroits, trop étroits. Pourtant l’ambiance est bonne. Nous sommes plusieurs à nous retrouver, serrés autour d’une même table. Nous faisons une dégustation de « pipas ». Luis enseigne tout l’art de cette dégustation à savoir : comment ouvrir les graines de tournesol grillées en les pinçant sur leur tranche avec les incisives. Louisa et Gudrun apprécient la spécialité espagnole. Elles s’en amusent. Wolfgang est plus réfractaire.

A l'aquarelle, sur la gauche, une partie de maison abandonnée et en ruine, recouverte par des végétaux. Derrière une colline dans les tons de rouge.
Pieros (El Bierzo – Espagne), aquarelle plein air, Cécile Van Espen, A5, papier grain fin, 300 g/m2, 19 octobre 2017
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