A l'aquarelle, des lignes végétales, aux différentes tonalités orange, jaune, vert, partent en éventail vers l'horizon qui les stoppent par une ligne horizontale vert / brun qui suggère des massifs d'arbre. Cette scène occupe le tiers inférieur de la feuille. Au dessus, le ciel s'élève en passant du noir, au rouge / jaune / violet sur 1/3 et devient progressivement bleu pour le dernier tiers. On perçoit très fortement l'incendie

Etape 35

  • 16 octobre
  • 23,2 km
  • Villares de ÓrbigoSanta Catalina de Somoza

Ce matin, le jour ne se lève pas comme à l’habitude. Le ciel s’éclaire mais tout l’atmosphère prend la couleur de la terre : ocre jaune. Nous somme dans un cocon ambre sans luminosité. L’ambiance est vraiment particulière. Une certaine magie opère. Tout le monde est sensible à cet état. Nous pensons qu’il est lié à la région. Nous apprenons plus tard que les nombreux incendies qui se sont déclarés en Galice provoquent cet étrange phénomène. Petit à petit le ciel reprend un peu de transparence. A l’entrée de Astorga, l’odeur du feu arrive à mes narines. Dans mon dos, le soleil essaie de percer la brume de fumées sans y parvenir. Vraiment, c’est une journée particulière !

A l'aquarelle, le soleil tente de percer à travers un haut nuage de fumées. Le ciel est gris. En haut à gauche, le soleil est un disque blanc, entouré d'un halo jaune qui se dégrade dans les nuages gris/bleu. Sur la partie inférieure de l'aquarelle, 4 lignes horizontales de végétation. Du premier plan vers le fond : une bande ocre jaune, une bande plus fine orangé, une bande vert/jaune puis une bande vert foncé qui suggère des massifs. Elles occupent le premier quart du dessin sur la basse hauteur
Astorga (León – Espagne), aquarelle plein air, Cécile Van Espen, A5, papier grain fin, 300 g/m2, 16 octobre 2017

A la sortie de Astorga, les premières gouttent tombent. Elles arrivent à traverser l’épais plafond de fumées. Dans le ciel, les nuages luttent avec les émanations des feux qui sont pourtant à une soixantaine de kilomètres. La bataille du ciel m’intéresse. Elle est mise en scène grâce aux contrastes apportés par les couleurs automnales de la végétation. Mon attention est détournée par la pluie. Je sors mon parapluie. Je le glisse au dessus de mon installation pour pouvoir finir mon aquarelle. L’humidité ambiante ajoute quelques difficultés supplémentaires. Le séchage demande toute ma patience. Je n’ai qu’à attendre… Sur le papier, la couleur se diffuse uniformément.

A l'aquarelle, des lignes végétales, aux différentes tonalités orange, jaune, vert, partent en éventail vers l'horizon qui les stoppent par une ligne horizontale vert / brun qui suggère des massifs d'arbre. Cette scène occupe le tiers inférieur de la feuille. Au dessus, le ciel s'élève en passant du noir, au rouge / jaune / violet sur 1/3 et devient progressivement bleu pour le dernier tiers. On perçoit très fortement l'incendie
Murias de Rechivaldo (León – Espagne), aquarelle plein air, Cécile Van Espen, A5, papier grain fin, 300 g/m2, 16 octobre 2017

L’entrée de Santa Catalina de Somoza est poétique. Le sentier est bordé de feuillages vert qui courent sur des murets en ruine. Les fleurs bleu-violet renforcent la sensation d’abandon. Pourtant la vie est là. L’animation est en opposition avec l’atmosphère devenue pesante. Le plafond de nuages est bas. De nombreux marcheurs arrivent alors qu’il est tard. Malgo fait son apparition et se presse vers le refuge municipal pour retrouver d’autres jeunes.

A l'aquarelle, un muret dans les tons de gris. Sur a gauche, il est coupé par un portillon de bois ajouré et bancale. Les végétaux recouvrent partiellement le muret dans des tons de vert foncé avec des touches violines. Derrière, sur le second tiers, une haie d'arbres jaune, vert... et sur le tiers supérieur, quelques feuillages parsèment un ciel très noir
Santa Catalina de Somoza (León – Espagne), aquarelle plein air, Cécile Van Espen, A5, papier grain fin, 300 g/m2, 16 octobre 2017

Ce soir, dans l’albergue, nous nous retrouvons à plusieurs marcheurs isolés autour d’une même table. Il y a là : un Slovaque de 81 ans, Joseph, un Norvégien, Harold, deux Américains de Seattle, Judith la maman et Henry son fils, deux Allemands, Wolfgang d’un côté et Gudrun de l’autre. La langue officielle est l’anglais. Quand nous nous levons, nous laissons place à un groupe de jeunes tout aussi nombreux, tout aussi international dont Malgo.

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